Obscure tentation

J'ai Lu - Collection Crépuscule
Littéraire
Extrait de traduction: 

Two men stood in the middle of a shadowed, barren field. Both were human.One was tall, muscled, with dark hair and a busted-up face. His syn-cotton shirt  was torn, his jeans dirty, and his boots scuffed. There were telltale weapon bulges under his arms, at his wrists, and at his ankles.

Clearly, he was the bodyguard.

The other wore a perfect tailored silk business suit, his Italian loafers freshly polished. His sun-kissed hair was expensively coiffed, and  the only bulge he sported was the one in his pocket, where he kept his wallet.

Clearly, he was the money.

Acrid wind shrieked as if someone had cranked a hard rock song on a radio, dancing thick dirt  granules in every direction, Money radiated impatience mixed wirh glee - until two other men materialized a few feet away, and the impatience vanished.

The  newcomers had appeared in a  blink,  without walking a single step: a white-haired Arcadian - an otherworlder with the abiliry to teleport, among other things - and another human, this one wearing a suit as well, only his was ill-fitting and made from a cheap synthetic fiber.

The human's arms were cuffed  behind his back. He smelled of pungent fear and urine. Poor bastard must have pissed himself.

Without a word, the Arcadian pushed  the trem­bling male ro his knees.

Night's about to get interesting.

The  rust-colored sky appeared swollen, the storm­ drenched clouds ready to burst.  ln the center, the sun was a hemorrhaging hook of gold, offering only a fraction of light. That hardly mattered to the witness. From high in the gnarled trees surrounding the field, his gaze cut through the gloom as easily as a knife through flesh.

"You think you can encroach on my territory?"

Money snarled down at the kneeler. Another gust  of wind created that perfect background music.

"N-no. I just...I...l'm so sorry. I never meant ..."

"You never meant to otfer New Chicago's elite pret­tier girls? Better  prices?"

"No. No.You have to believe me.l only thought ...hoped . . ."

"You thought ... hoped ... " Moncy sneered. No question, he was a man used to getting what he wanted, when he wanted it. He held out  his hand, and Body­ guard smacked  the butt  of a pyro-gun onro his palm.

"Well, your thoughts and hopes just got you killed."

''No!" Kneeler sobbed like a baby."Please! Don't do this. I'll leave New Chicago.I won't ever come back. I swear!

 

 DARK TASTE OF RAPTURE, © Gena Showalter, 2011

Deux hommes se tenaient au milieu d’un champ sec et ombragé. Deux humains. Le premier était grand, musclé, il avait les cheveux noirs et le visage amoché. Sa chemise mi-synthétique, mi-coton était en lambeaux, son jean taché, ses bottes sans âge. Ses armes saillaient en grosses bosses évidentes sous ses aisselles, à ses poignets et à ses chevilles.

Traduction : lui, c’était le garde du corps.

Le second, des mocassins italiens cirés du matin aux pieds, portait un costume de soie taillé sur-mesure. Ses cheveux blondis par le soleil avaient été coiffés dans un salon de luxe et la seule bosse qui saillait chez lui était celle de son portefeuille, au niveau de la poche.

Traduction : lui, il avait le fric.

Un vent âpre hurlait comme si quelqu’un avait réglé sa radio sur une station de hard rock, et envoyait la poussière tournoyer par gros paquets. M. Fric rayonnait d’une impatience mêlée d’allégresse... jusqu’à ce que deux autres silhouettes se matérialisent à quelques mètres de lui. Son impatience s’effaça.

Les nouveaux venus avaient surgi comme par enchantement, sans le moindre mouvement : un Arcadien aux cheveux blancs – l’une de ces créatures d’outre-monde capables de se téléporter, entre autres – et un humain, en costard lui aussi, mais visiblement taillé pour un autre, et dans du synthétique bas de gamme.

Il avait les bras menottés dans le dos. Il puait la trouille et l’urine. Ce con avait dû se faire dessus.

Sans un mot, l’Arcadien le fit s’agenouiller.

On va pas s’ennuyer ce soir.

Le ciel couleur de rouille était chargé, prêt à virer au déluge. Au centre filtrait péniblement quelques rayons de soleil blafards réduits à un filet doré. Le témoin de la scène s’en fichait pas mal. Du haut de son perchoir – un feuillu noueux posté en bordure de champ – son regard perçait l’obscurité aussi sûrement qu’un poinçon la chair d’un nourrisson.

— Tu croyais pouvoir me doubler chez moi ? cracha M. Fric à l’homme à genoux.

Un vent soufflant en rafales assurait l’ambiance musicale.

— N-n-n... non. Je voulais juste... Écoute, je n’ai jamais voulu...

— Tu n’as jamais voulu refourguer tes filles au gratin de New Chicago, hein ? Casser le marché ?

— Non, non ! Crois-moi. Je pensais juste... j’espérais...

— Tu pensais... tu espérais...

M. Fric ricana. Aucun doute, cet homme obtenait ce qu’il voulait, quand il le voulait. Il tendit la main, paume ouverte. M. Garde-du-corps y plaqua la crosse d’un pyroflingue.

— Tes pensées et tes espoirs viennent de te coûter la vie.

— Arrête ! sanglota le trembleur. Par pitié ! Ne fais pas ça. Je vais quitter New Chicago. Tu ne me reverras plus jamais. Je te le jure !

 

CHASSEUSES D'ALIENS - OBSCURE TENTATION, © Éditions J’ai lu, 2014

 

Recommandation: 

 

La parole aux lectrices ! 

 

« Un tome bourré humour et d'action » (booknode.com)
 
« Cette histoire est juste magnifique !
Le verbe de Noëlle (même s'il est parfois acerbe) m'a beaucoup fait rire. 
Hector, ce beau bad boy de l'A.I.R. a quand à lui fait chavirer mon coeur et celui de Noëlle avec son leitmotiv “je t'aime moi non plus”.
Mon seul regret, c'est d'avoir déjà terminé ce livre. » (booknode.com)
 
« Un sixième tome plein d'humour et de séduction. La plume de Gena Showalter reste fluide, imagée et addictive, les scènes sensuelles s'immergent parfaitement dans son récit et pimentent un peu la lecture. » (livre.fnac.com)
Site Internet: 
http://www.jailupourelle.com